×

Recherche

Dany Boon et Sophie Marceau dans De l'autre côté du lit transparent

Dany Boon et Sophie Marceau dans De l'autre côté du lit   © DR

Lorant Deutsch dans Les Livres qui tuent   © DR

Tournage de Mumu   © DR

Val-d'Oise : Terre de Cinéma

En 1901, le premier film réalisé dans le Val-d'Oise mettait en scène des Patineurs sur le lac d'Enghien. En 2011, le 1000e a été tourné sur la place de l'Auditoire à Montmorency : Pauvre Richard conte les mésaventures d'un gagnant du gros lot à la loterie nationale. Aujourd'hui, ce sont plus de 1500 films et téléfilms qui ont été en partie tournés dans le département.

Le septième art révèle et transfigure les sites choisis pour cadres de comédies sentimentales, de polars, de reconstitutions historiques en costumes ou d'œuvres de science-fiction : Les Perles de la couronne à l'abbaye de Royaumont, Molière, comédien malgré lui au château d'Ambleville, La Môme à Pontoise, sur la place de la Harengerie, Les Aventures de Rabbi Jacob dans l'ancienne distillerie de Goussainville, Rush Hour à l'aéroport de Roissy/Charles-de-Gaulle, Un long dimanche de fiançailles à l'auberge Ravoux d'Auvers-sur-Oise… Autant de monuments et de paysages, de villes et de villages, qui irriguent depuis longtemps l'imaginaire des cinéastes.

Ils éveillent aussi une vive curiosité chez les spectateurs : de nombreux touristes étrangers disent avoir choisi la France pour destination après avoir vu un film. Enfin, les retombées économiques immédiates des tournages sont appréciables (des milliers d'heures de travail pour des centaines de figurants et d'intermittents du spectacle et plus de deux millions et demi d'euros de recettes pour le territoire, en 2017).

Ce site résume 120 ans d'évolution d'un art qui est aussi une industrie et 120 ans d'évolution de notre département. En le proposant avec le comité départemental du tourisme et des loisirs du Val-d'Oise, le conseil départemental et sa mission images et cinéma vous invitent à découvrir à votre guise des "lieux de mémoire" célèbres ou méconnus.

Le film du jour

 

La vidéo du moment

Jean Gabin sur le tournage de Rue des Prairies

Film : Rue des Prairies 1959

 

Adieu Michael Lonsdale

Adieu Michael Lonsdale
© Tous droits réservés
Depuis les portes claquent (1960 - Auvers-sur-Oise) à Ma vie est un enfer (1991 - Pontoise) en passant par l'inoubliable Hibernatus (1969) qui le mènera à l'abbaye de Royaumont, Michaël Lonsdale et le Val d'Oise c'est plus de trente ans de tournages et 12 longs métrages à la clé, passant de la comédie aux films d'auteurs.
long-métrage
Hibernatus (1969)
Hibernatus 1969
long-métrage
Je vais te manquer (2009)
Je vais te manquer 2009
long-métrage
La Traque (1975)
La Traque 1975
long-métrage
Le Diable dans la boîte (1977)
Le Diable dans la boîte 1977
long-métrage
Le Juge (1984)
Le Juge 1984
long-métrage
Les Assassins de l'ordre (1971)
Les Assassins de l'ordre 1971
long-métrage
Les Portes claquent (1960)
Les Portes claquent 1960
long-métrage
Ma vie est un enfer (1991)
Ma vie est un enfer 1991
long-métrage
Moonraker (1978)
Moonraker 1978
long-métrage
Nelly et Monsieur Arnaud (1995)
Nelly et Monsieur Arnaud 1995

Belle fille, le premier film de Méliane Marcaggi

Belle fille, le premier film de Méliane Marcaggi
© Méliane Marcaggi et Alexandra Lamy / DR
Méliane Marcaggi a passé son enfance à Génicourt, dans le Vexin Français, et a fait ses études au lycée Pissarro, à Pontoise. Attirée par le cinéma, elle rejoint à Paris les cours de l'école d'art dramatique Jean Périmony. Elle joue le rôle d'une aide-soignante dans le film d'Alex Lutz, Le Talent de mes amis, et, surtout, celui de Marie-Amélie dans Les Vieux fourneaux, la délicieuse comédie qui réunit Pierre Richard, Eddy Mitchell et Roland Giraud.

Le 19 août dernier est sorti Belle fille, son premier film en tant que réalisatrice, avec Alexandra Lamy et Miou-Miou. Un film qui mêle le rire à l'émotion, et dont la distribution est éclatante :

« J'ai eu la chance qu'Alexandra dise oui très vite, racontait Méliane. Nous sommes amies depuis longtemps mais j'avais peur de sa réponse. D'ailleurs, pour lui faire lire le scénario, je n'ai pas osé lui donner, je lui ai envoyé par mail, c'est vous dire ! Pour Jonathan Zaccaï, je l'ai toujours trouvé incroyable et j'ai eu la chance de travailler avec lui sur la série Hôtel de la Plage. Il me bouleverse, c'est un acteur avec des failles. J'ai ensuite rencontré Miou-Miou autour d'un café, je l'admire tellement, je savais qu'elle serait parfaite pour le rôle. Elle appréhendait un peu, j'allais quand même lui faire jouer une veuve corse ! Elle avait la pression mais elle a été formidable sur le tournage. Très concentrée, très discrète. Elle se complétait formidablement avec Alexandra, il y a quelque chose qui passe à l'écran quand elles jouent ensemble… »

Bourvil, 50 ans après

Bourvil, 50 ans après
© Tous droits réservés
En juin 1970, pour les besoins de son dernier film, Le Mur de l'Atlantique, Bourvil se rendait successivement à Saint-Leu-la-Forêt, dans la vallée de Chauvry, à Saint-Martin-du-Tertre et au château de Vigny.

Le 25 juin, toute l'équipe se retrouvait au lac Bleu, en plein cœur de la forêt de Carnelle. Après avoir tourné plusieurs jours des scènes de poursuites au milieu des arbres, il s'agissait cette fois de réaliser celle où Bourvil et Peter Mac Enery atterrissent dans un étang, au volant d'un side-car. Pour ces différents plans, Bourvil devait rester plus d'une heure dans l'eau, dans des conditions difficiles. Même s'il cachait à tous le cancer qui le rongeait, tout le monde savait que sa santé était précaire.

Son syndrome de Kahler s'est déclaré trois ans plus tôt, sur le tournage des Cracks, en partie tourné à Magny-en-Vexin. Un jour, lors d'une scène de poursuite, le triporteur de Robert Hirsch et le vélo de Bourvil se sont accrochés. Incident apparemment bénin même si tout le monde se retrouve dans le fossé. Bourvil s'est fait mal, un énorme hématome s'est formé à la base du dos et, malgré les massages et les soins, il ne disparaîtra plus. Son mal de dos va empirer lors du tournage de la scène du souterrain du Cerveau, mis en scène par Gérard Oury.

En juillet 1970, Bourvil achève le tournage du Mur de l'Atlantique en studio, à Paris. Le 23 septembre, il meurt en surprenant tout son monde. Une dernière facétie de l'humoriste, bien tragique celle-là !

Quelques jours plus tard, le cinéma "Le Bourvil" est inauguré à Cergy, en même temps que la nouvelle Préfecture du Val-d'Oise. En concertation avec le Préfet, il a été décidé dans l'urgence de donner son nom au complexe de deux salles qui vient d'émerger. Un juste hommage pour un homme juste !
long-métrage
L'Arbre de Noël (1969)
L'Arbre de Noël 1969
long-métrage
La Jument verte (1959)
La Jument verte 1959
long-métrage
Le Mur de l'Atlantique (1970)
Le Mur de l'Atlantique 1970
long-métrage
Les Bonnes causes (1963)
Les Bonnes causes 1963
long-métrage
Les Cracks (1968)
Les Cracks 1968
long-métrage
Les Grandes gueules (1965)
Les Grandes gueules 1965
long-métrage
Les Trois mousquetaires (1953)
Les Trois mousquetaires 1953

Catherine Deneuve a repris le chemin des plateaux

Catherine Deneuve a repris le chemin des plateaux
© Catherine Deneuve et Benoît Magimel / DR
Commencé en octobre 2019, le tournage de De son vivant s'est brutalement interrompu le 5 novembre suite à un AVC de Catherine Deneuve. Heureusement, elle tournait ce jour-là des scènes au centre hospitalier de Gonesse et elle a pu être prise en charge immédiatement. Sa famille s'était montrée très vite rassurante, précisant que Catherine Deneuve avait subi un "accident vasculaire ischémique très limité donc réversible".

L'interruption aura finalement duré huit mois en raison, ensuite, du coronavirus qui a stoppé pendant plusieurs semaines toute l'activité cinématographique. En juillet 2020, Catherine Deneuve a repris le chemin des plateaux, avec ses partenaires Benoît Magimel et Cécile de France. Elle serait parfaitement remise du malaise survenu en pleines prises de vue du drame d'Emmanuelle Bercot qui traite, non des accidents vasculaires cérébraux, mais du cancer.

Après l'arrêt imposé à l'ensemble de la filière cinématographique à cause de la Covid 19, Catherine Deneuve est donc l'une des premières actrices à retrouver les plateaux avec les nouvelles normes sanitaires.

Dominique Marcas a cent ans !

Dominique Marcas a cent ans !
© Tous droits réservés
Dominique Marcas a vécu de longues années dans une petite maison de pierre qui surplombe la rue principale de Butry-sur-Oise. Dès l'entrée, le ton était donné. Une multitude de photographies trônaient aux murs d'une petite cuisine, avec en tête, les clichés des fidèles complices de l'actrice : Maria Casarès, Arletty et Edwige Feuillère. Un raide et étroit escalier plus tard, on se retrouvait au pied d'une superbe mezzanine où tout respirait le bois ancien et les vieux papiers. Livres, lettres et photos cohabitaient avec harmonie, sorte de machine à remonter le temps permettant de raconter presque un siècle de cinéma.

De son vrai nom Marcelle Napoléone Perrigault — un vrai nom de cinéma — Dominique Marcas est née le 8 août 1920 à Dozulé (Calvados); de deux jumelles, la seule à avoir été tirée vivante du ventre de sa mère. Elle quitte sa Normandie natale pour gagner la capitale et faire quelque chose de sa vie, comme perdue dans ce monde où sa frêle silhouette et sa santé fragile ne laissent guère d'illusion à proches quant à une éventuelle longue durée de vie.

Son premier film, est l'obtient en 1950 avec Justice est faite, d'André Cayatte. Suivent Un grand patron (Yves Ciampi, 1951), Les Belles de nuit (René Clair, 1952) ou Rue de l'Estrapade (Jacques Becker, 1952).

En 2000, elle répond à une petite annonce de Libération et trouve le rôle de sa vie dans Rue du retrait. Un titre au combien symbolique pour cette femme qui a toujours vécu dans la discrétion. Elle joue le rôle de Mado, une femme toute rabougrie qui vit dans un appartement sale, sordide et désolant. Beau témoignage sur la précarité, la vieillesse et l'exclusion, Rue du retrait est porté de bout en bout par Dominique, filmée avec beaucoup de dignité et de finesse par René Féret.

En 2005, âgée de 85 ans, elle interprète une morte dans un cercueil à la maison de retraite de Pontoise, sous le regard impressionné de Claude Lelouch, producteur de Nos amis les Terriens (Bernard Werber, 2005). Un joli pied de nez à la vie pour celle qui devait mourir jeune.

Depuis le 8 août dernier, elle est entrée dans le cercle très fermé des actrices centenaires avec la Française Renée Simonot, mère de Catherine Deneuve (née en 1911) et l'Américaine Marsha Hunt (née en 1917). Un cercle que vient de quitter Olivia de Havilland, décédée le 26 juillet dernier, à l'âge de 104 ans.

Michel Serrault, l'adepte de l'Epte !

Michel Serrault, l'adepte de l'Epte !
© Tous droits réservés
Michel Serrault est mort il y a treize ans, le 29 juillet 2007 à Vasouy (Calvados).

Après avoir hésité à être prêtre, il intègre l'école de la rue Blanche en 1944, mais échoue à entrer au Conservatoire. En 1946, il signe son premier contrat pour une tournée en Allemagne, où il joue Les Fourberies de Scapin, de Molière. En 1952, l'acteur rencontre Jean Poiret aux matinées classiques du théâtre Sarah-Bernhardt. Le duo collabore sur les planches et au cinéma, notamment dans Assassins et voleurs de Sacha Guitry. En 1973, ils triomphent dans La cage aux folles, pièce de Poiret adaptée au cinéma en 1978. Le rôle de "Zaza Napoli" vaut à Michel Serrault son 1er César.

Avec ses premiers cachets, le comédien acquiert une maison à Dampsmesnil (Eure), sur les bords de l'Epte. Dans les années cinquante et soixante, il se ressource là, avec sa famille, entre chaque tournage. Il aime tout particulièrement se rendre à Montreuil-sur-Epte, de l'autre côté de la rivière, en franchissant le pont d'Aveny, joli ouvrage en pierre datant des XVIIIe et XIXe siècles. Il se rend aussi régulièrement à La Roche-Guyon.

Plus tard, souhaitant se lancer dans l'élevage, il se sépare de sa maison du Vexin pour s'installer dans un ancien manoir du Perche. Ce qui ne l'empêche pas de se rendre toujours dans le Val-d'Oise pour y tourner des films. Il a tourné près d'une vingtaine de longs-métrages dans le département, dont le mémorable Du mou dans la gâchette, de Louis Grospierre - où il poursuit Bernard Blier et Jean Lefebvre déguisés en moines à l'abbaye de Royaumont -, ou Le Libertin de Gabriel Aghion, au château de Villette, et le Docteur Petiot de Christian de Chalonge à Pontoise.

Il finit sa vie près de Honfleur, où il enterré aujourd'hui.

50 ans de cinéma dans le Val-d'Oise

Patrick Glâtre - 50 ans de cinéma dans le Val-d'Oise

Publié par le département du Val-d'Oise dans le cadre de l'anniversaire de son premier demi-siècle d'existence, 50 ans de cinéma dans le Val-d'Oise illustre l'attractivité du département en matière de tournage cinématographique. Patrick Glâtre, chargé de mission Images & Cinéma au Conseil départemental, a pour cela sélectionné 110 longs-métrages, émissions ou séries télévisées, documentaires... de ces cinq dernières décennies, collection complétée de portraits de personnalités du métier liées, de cœur ou de par leur parcours, au territoire.

En savoir plus

Nous contacter

Avez-vous des anecdotes, des informations à partager concernant des tournages passés, présents ou futurs dans le Val-d'Oise ?

N'hésitez pas à nous contacter pour nous en faire part !

Fiches films récemment publiées

Longs-métrages

long-métrage
La Veuve et l'innocent (1949)
La Veuve et l'innocent 1949
long-métrage
De son vivant (2021)
De son vivant 2021
long-métrage
Un fil à la patte (2005)
Un fil à la patte 2005
long-métrage
Un monde presque paisible (2002)
Un monde presque paisible 2002

Autres types de production

clip musical
DeuxK : Libérables #5 (2020)
DeuxK : Libérables #5 2020
clip musical
Hamo : Vamos (2020)
Hamo : Vamos 2020
clip musical
Enaëlle Dion : Happy end (2020)
Enaëlle Dion : Happy end 2020
série télévisée
Craignos (2019)
Craignos 2019
série télévisée
Carrément Craignos (2021)
Carrément Craignos 2021

Articles récemment publiés

Lieux touristiques récemment ajoutés

Abbaye de Maubuisson

Abbaye de Maubuisson

⌖ Saint-Ouen-l'Aumône

Abbaye de Royaumont

Abbaye de Royaumont

⌖ Asnières-sur-Oise

Château d'Auvers-sur-Oise

Château d'Auvers-sur-Oise

⌖ Auvers-sur-Oise

La Roche-Guyon : le château

La Roche-Guyon : le château

⌖ La Roche-Guyon

Rechercher des films

Accès alphabétique Recherche avancée par critères Recherche thématique Recherche par lieux de tournages
Gestion des cookies

Certains contenus de notre site sont hébergés par des tiers, qui sont susceptibles de déposer des cookies sur votre navigateur Internet. Vous êtes libre d'accepter ou de refuser l'affichage de ces contenus. Vous pouvez changer d’avis à tout moment et modifier vos choix depuis le lien gestion des cookies situé en bas de page du site.

J'accepte

Je refuse

Afficher les utilisations prévues

Site externe : YouTube - préférences globales

Autoriser en permanence la lecture des vidéos YouTube : oui non

Consulter les conditions d'utilisation de YouTube

Cookies techniques

valdoise.terredecinema.fr ne dépose aucun cookie en dehors de cookies techniques (incluant ceux destinés à enregistrer les préférences du visiteur concernant l'activation des services externes).

Confidentialité

Les statistiques de fréquentation sont établies à l'aide du logiciel de suivi Matomo, sans dépôt de cookie ; les données récoltées sont anonymisées.

Enregistrer et fermer
Retourner en haut de la page