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Philippe Nahon, une gueule de cinéma transparent

© Daniel Auteuil et Philippe Nahon

Philippe Nahon, une gueule de cinéma

L'inoubliable héros d'un jour de fauche
Article publié le samedi 11 juillet 2020 à 14h40
L'acteur Philippe Nahon, qui avait joué dans de nombreux seconds rôles au cinéma et à la télévision avant d'être popularisé par le cinéaste Gaspar Noé et la jeune génération de réalisateurs des années 1990, comme Jacques Audiard ou Mathieu Kassovitz, est décédé le 19 avril 2020. Âgé de 81 ans, il a succombé "à une longue maladie, aggravée par une infection au Covid-19", a indiqué son épouse à l'AFP.

Après avoir débuté dans Le Doulos de Jean-Pierre Melville (1962), en partie tourné dans une villa d'Enghien, il travaille surtout pour la télévision, enchainant dramatiques et séries comme Les cinq dernières minutes ou Les enquêtes du commissaire Maigret dans les années 1970 et 1980, espacées d'apparitions au théâtre et de seconds rôles au cinéma (Le pull-over rouge en 1979; Clara et les chics types en 1981...).

Il devient un acteur apprécié d'une nouvelle génération de cinéastes, avec des rôles dans La Haine ou Les rivières pourpres de Mathieu Kassovitz, Un héros très discret de Jacques Audiard ou Cantique de la racaille de Vincent Ravalec. "Tout en étant extrêmement droit, il pouvait jouer des rôles tordus et compliqués et les rendre attachants", se souvient encore Gaspar Noé, pour qui "travailler avec lui c'était comme partir en vacances avec un ami."

Mathieu Kassovitz a salué "le comédien des amoureux du cinéma et un acteur hors pair", Albert Dupontel, qui avait joué avec lui dans Irréversible, "un acteur rare, d'une sensibilité et d'une sincérité hors du commun (...) parti dans l'infini, sa vraie dimension". "Il est devenu l'acteur d'une génération et je suis heureux d'avoir croisé sa route", s'est souvenu le réalisateur belge Fabrice Du Welz, qui l'avait dirigé dans Calvaire (2004).

Dans MR 73, Philippe Nahon interprète un meurtrier qui sort de taule - en l'occurrence une cellule reconstituée au fort de Cormeilles-en-Parisis -, faisant ressurgir le passé traumatisant d'un flic joué par Daniel Auteuil.

Surtout, sa tronche particulière et sa gouaille font merveille dans le délicieux court-métrage de Vincent Monnet, Jour de fauche. Il est un sympathique papi qui arrive en vélo dans un joli village du Vexin. Le temps de boire un verre au bistrot, il se fait faucher sa bicyclette et s'en suit un périple à la recherche du cycle volé, accompagné par la "flambée montalbanaise" jouée à l'accordéon par Dédé Minvielle. Un petit bijou de court-métrage qui révèle sa faculté de mettre son air grave au service d'une comédie.

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