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Madeleine Robinson transparent

© Claude Schwartz/Bridgeman Images

Madeleine Robinson

« Cosette » à Marines
Article publié le mardi 28 avril 2020 à 08h30
Fille d'immigrants tchèques à Paris, Madeleine Svoboda (1917-2004) et son frère sont mis en pension chez une vieille dame de Marines, Mme Levasseur, puis chez la femme du facteur, Mme Le Tuyau. La fillette découvre avec délices le cinéma dans l'arrière-salle d'un café de la grand'rue, où tout le village réuni regarde le premier des douze épisodes de Surcouf (Luitz-Morat, 1924). Hélas, à son grand désespoir, l'expérience s'interrompt dès la première séance :

« La curiosité passée, ma Thénardier n'a pas dû trouver cet art à son goût. Lorsque le samedi suivant, je me réjouissais d'aller voir la suite de cette merveilleuse aventure, Mme Le Tuyau me dit : Pas question, tu es trop petite pour aller au cinématographe ! Quelques minutes après cette injonction, elle m'accordait cette généreuse délégation de pouvoirs : Tiens, tu es grande maintenant, tu n'es plus une enfant, fais donc la vaisselle ! Selon les besoins, Le Tuyau me rapetissait ou me grandissait à volonté ».
Madeleine Robinson, Les Canards majuscules, Paris, Robert Laffont, 1978

Madeleine décroche son certificat d'études avec mention « très bien » avant de quitter Marines. Ouvrière dans une usine puis vendeuse dans une librairie, elle suit des cours de théâtre avec Charles Dullin (1885-1949), décroche un petit rôle de figurante dans Tartarin de Tarascon (Raymond Bernard, 1934) et prend pour nom de scène celui de Madeleine Robinson.

Son talent, révélé par Jean Grémillon dans Lumière d'été (1942), est récompensé par la coupe Volpi de la meilleure actrice que lui attribue le jury de la Mostra de Venise pour son interprétation dans À double tour (Claude Chabrol, 1959). En 50 ans, cette comédienne au registre varié tourne avec des réalisateurs aussi divers que Claude Autant-Lara (Douce, 1943), Orson Welles (Le Procès, 1962), Claude Sautet (Une Histoire simple, 1978), Robin Davis (J'ai épousé une ombre, 1983) ou Bruno Nuyttens (Camille Claudel, 1987). Elle fait sa dernière apparition dans L'Ours en peluche (Jacques Deray, 1993), en mère du médecin Jean Rivière, alias Alain Delon.

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