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Agnès Jaoui transparent

© Anne-Françoise Brillot / Why Not Productions

Agnès Jaoui

Fille de Sarcelles
Article publié le mardi 28 avril 2020 à 08h30
Agnès Jaoui, née en 1964, a deux ans quand sa famille, rapatriée de Tunisie, arrive à Sarcelles après quelques mois passés en Israël :

« C'est une ville où j'ai été très heureuse, raconte-telle. Les clichés sur la banlieue ne correspondent pas à l'image beaucoup plus vivante et joyeuse qui me vient à l'esprit. Je me souviens de la place André-Gide où je jouais pendant des heures avec les copines du quartier. Les Flanades pour moi, c'était la grande sortie. Il y avait aussi la balade du dimanche à Enghien. »

Initiée à l'art dramatique au conservatoire de la ville, elle poursuit ses études secondaires au lycée Henri-IV à Paris. Inscrite au cours Florent à 15 ans, elle rejoint ensuite l'école de Patrice Chéreau au Théâtre des Amandiers de Nanterre.

Après une brève apparition dans Le Faucon (Paul Boujenah, 1983), en partie tourné à Frémécourt, sa carrière débute avec Hôtel de France (1987), adapté par Chéreau d'une pièce d'Anton Tchekhov. La même année, elle interprète avec Jean-Pierre Bacri L'Anniversaire d'Harold Pinter au théâtre Tristan-Bernard, dans une mise en scène de Jean-Michel Ribes.

Dès lors, le duo vole de succès en succès. Il écrit la pièce Cuisine et dépendances, que Philippe Muyl porte au cinéma en 1992. Le César du meilleur scénario récompense en 1994 l'adaptation d'Intimate Exchanges d'Alan Ayckbourn pour Smoking/No smoking (Alain Resnais, 1993). Rebelote en 1997 pour Un air de famille (Cédric Klapish, 1996), en 1998 pour On connaît la chanson (Alain Resnais, 1996) – chacun des deux duettistes recevant par-dessus le marché une statuette en tant que meilleur second rôle –, puis en 2001 pour Le Goût des autres – qui lui vaut en plus une double nomination au titre de meilleure réalisatrice et de meilleure actrice dans un second rôle, ainsi qu'une nomination à l'Oscar du meilleur film étranger. Le jury du Festival de Cannes 2004 décerne à Jaoui et Bacri le Prix du meilleur scénario pour Comme une image, son deuxième film en tant que réalisatrice. Bien qu'ils se soient séparés en 2012, ils continuent à cosigner des scénarios qu'elle réalise (Au bout du conte, 2012 ; Place publique, 2018).

Mère adoptive d'une fille et d'un garçon, Agnès Jaoui est une femme engagée dans l'aide à l'enfance, la solidarité avec les réfugiés et la reconnaissance des intermittents du spectacle.

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