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Yvonne Printemps

Yvonne Printemps
© Tous droits réservés
Yvonne Wignolle dite Yvonne Printemps
Article publié le mardi 28 avril 2020 à 08h30
Le 26 juillet 1894, Léon Alfred Wignolle vient enregistrer la naissance de sa fille Yvonne, née la veille à son domicile, à dix heures et demie du matin, de lui et de sa femme Palmire Auguste Vignolle. Le maire d'Ermont, Nicolas Godard, est simplement étonné par la presque similitude des deux noms de famille. Il ne sait pas encore qu'il a face à lui une des futures plus grandes comédiennes du cinéma français : Yvonne Printemps.

« Je suis née à Ermont tout à fait par hasard », déclarait la grande actrice à un journaliste, « parce que ma mère suivait une cure à Enghien - il n'y avait pas moyen de se loger à Enghien – et mon père avait donc loué cette maison. Le site était agréable. Nous y sommes restés assez longtemps. »

Ses parents se séparent très vite et Yvonne est élevée exclusivement par sa mère qui tient une mercerie dans le centre ville. La petite fille écoute très tôt sa mère fredonner les chansons de Paulus ou d'Yvette Guilbert. Elles résident toutes les deux dans une modeste maison proche des champs. La jeune fille fréquente alors l'école de la place Jules Ferry.

En 1905, plusieurs habitants d'Ermont se groupent pour former une troupe artistique, qui reçoit le nom d'Amicale de la Vallée. La légende veut que, devant l'insistance de sa fille, Palmire l'inscrit. Ce n'est pourtant qu'une légende :

« Je n'ai jamais fait partie de l'Amicale de la Vallée pour la bonne raison que j'ai quitté Ermont à l'âge de 7 ans (1901). Mais, j'ai cependant fait mes débuts sur la scène à Ermont. Je tenais le rôle de Petit Pierre des Noces de Jeannette et j'avais alors 6 ans. J'aimais follement le théâtre et, si l'on me demandait ce que je ferais plus tard, je répondais sans coup férir : je monterai sur un cheval et je ferai ki-ki-ki… ki-ki-ki, car je voyais le théâtre un peu à l'image du cirque et il me semblait qu'un bon spectacle ne pouvait aller qu'avec les chevaux. Ma mère riait, mes deux frères et ma sœur aussi, mais personne ne prenait ma vocation au sérieux. Et il a fallu des circonstances vraiment exceptionnelles pour que je fasse de vrais débuts au théâtre. »

À cette époque demeure à côté de chez elle la femme d'un auteur de revues : Periflers. Par son intermédiaire, la jeune fille se voit confier un petit rôle de Chaperon Rouge et se fait remarquer. Très vite, Yvonne enchaîne les allers et retours en train, Ermont-Paris, et s'endort régulièrement sur sa couchette de troisième classe avant de filer à l'école :

« Il était convenu que personne, à Ermont, ne devait savoir la vérité », confia-t-elle beaucoup plus tard. « Chacun se disait : pourquoi va-t-elle avec sa mère à Paris tous les soirs ? Et puis qu'elle drôle de figure elle a le matin !. C'était sans doute un peu de maquillage de la veille qui m'avait échappé... »

Pendant les répétitions, ses camarades l'appellent spontanément "Le Printemps", en hommage à son charme. Le jour où elle s'appelle officiellement Yvonne Printemps, sa mère a droit elle aussi à un nom d'emprunt : on l'appelle désormais Mme Hiver !

En 1912, Yvonne joue un numéro où elle singe Sacha Guitry. Quelques temps plus tard, elle le rencontre et sa carrière théâtrale s'enflamme. Après une première expérience dans Un Roman d'amour et d'aventures, où elle joue la nièce de Sacha Guitry, il faut attendre 1934 et sa rencontre avec Pierre Fresnay pour la voir régulièrement sur les écrans. Elle est La Dame aux camélias d'Abel Gance. Elle tourne avec celui qui sera son second mari (Guitry fut le premier) huit films, dont le meilleur fut sans doute La Valse de Paris, d'après Hoffenbach, sur une réalisation de Marcel Achard (1949).

Après Le Voyage en Amérique, en 1951, elle abandonne le cinéma et se consacre exclusivement à la scène. Elle devient codirectrice du Théâtre de la Michodière.

Si elle n'est restée que peu de temps à Ermont, elle aime y revenir :

« J'ai une nièce qui habite encore non loin d'Ermont-Eaubonne. Je vais la voir quelquefois et c'est toujours avec plaisir que je retrouve des sites transformés, bien sûr, mais pourtant restés pareils, dans leurs grandes lignes, à ceux que j'ai connus. Et j'ai beau, presque chaque année, partir à l'étranger, je demeure fidèle à cette banlieue de mon enfance… »

Deux ans après Pierre Fresnay, son complice, elle décède à Neuilly le 18 janvier 1977.
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